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samedi 7 septembre 2019

100 mots pour une vie : Jean-Pierre Irigoyen (1877- ?)


Le quatorzième et dernier enfant de la fratrie Irigoyen, Jean-Pierre, naît le 22 octobre 1877 alors que ses parents sont déjà âgés de 48 et 44 ans et que ses aînés ont plus de 20 ans. Lors du recensement de 1901 à Aussurucq, c’est un jeune homme célibataire qui vit chez sa sœur Elisabeth et son mari Dominique. Sa trace se perd ensuite mais, d'après la mémoire familiale, il serait parti comme berger en Argentine ou peut-être en Uruguay. Si c’est bien lui, il aurait embarqué à bord du « Ceylan » à Bordeaux le 17 octobre 1930. Depuis, rien.

Sources : AD64, Cemla
Illustration : Simeon Oiz Mendiko Artzaina (1937)

mardi 19 janvier 2016

Deux frères partis faire fortune au Chili (III)

Miguel-Alberto et son père à la gare de Folilco
Mon précédent billet se terminait sur l'hypothèse que nous avions bien des cousins chiliens, je ne me trompais pas. Bonne nouvelle, donc. Non seulement c'est la première fois que ma généalogie me permet de découvrir des contemporains mais depuis, je suis en contact avec deux descendants de Michel Irigoyen-Dargain, Maria Isabel, sa petite fille, et Miguel-Hernan, le petit-fils de Laura.

Dans la foulée, j'ai créé un groupe sur un réseau social bien connu pour tenter de fédérer les membres de cette grande famille basco-chilienne par delà les océans. C'est Maria Isabel qui m'a envoyé cette photo où l'on aperçoit son père, Miguel-Alberto, le jeune homme en pantalon blanc, avec son propre père, Michel, vers la fin des années 1920.

Grâce à elle, ma généalogie a fait un grand bond en avant puisque j'ai pu établir la descendance de Miguel-Alberto Irigoyen Segovia marié à Maria Clara Duran Parra, une fille unique, et celle de sa sœur aînée Laura Rosa mariée à Carlos Otero Garay. Ensemble, ils ont eu six enfants, trois garçons et trois filles. Tous sauf une ont eu à leur tour des enfants, ce qui fait du coup beaucoup de monde !

J'ai aussi été frappée par les similitudes entre la vie de ces deux cousins germains qui ne se sont jamais connus et ignoraient peut-être même l'existence l'un de l'autre, le papa de Maria Isabel, Miguel-Alberto Irigoyen-Segovia et mon grand-père, Pierre Eppherre.

Le premier naît le 3 juillet 1901 à Cañete - province d'Arauco, région du Biobío, Chili - quand le second voit le jour le 30 septembre 1901 à Aussurucq, Basses Pyrénées, France. Pierre est le petit dernier d'une famille de onze enfants dont trois mourront en bas âge, un aura à son tour onze enfants, un perdra la vie pendant la guerre de 14-18 (lire ici), et un partira en Argentine mais n'aura pas de descendance, Sa mère, née Elisabeth Irigoyen (1858-1942) a 43 ans à sa naissance.

Miguel-Alberto, lui, est le deuxième d'une famille de trois entre une sœur aînée, Laura Rosa, née le 11 mars 1899 et une sœur cadette, Marta Lucila, morte en 1924 dans sa vingtième année. Il est le fils de Michel Irigoyen, frère cadet d'Elisabeth, émigré au Chili vers la fin des années 1890 et de Clorinda Segovia dont on ne sait pas grand chose.

Il meurt le 27 avril 1969 quelques mois avant mon grand-père Pierre Eppherre, décédé à Mauléon, Pyrénées Atlantiques, le 19 août 1970. Et maintenant, fantasme de ma part ou mystère de la génétique, je trouve que ces deux cousins, nés à des milliers de kilomètres l'un de l’autre ont un petit air de famille. Pas vous ?  

A gauche Pierre, à droite Miguel-Alberto
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