lundi 13 avril 2015

Quand un Souletin faisait souche en Argentine (II)


Valentin de Zubiaurre
La généalogie est souvent affaire de partage. Ainsi pour la branche argentine de ma famille ai-je bénéficié de l'aide de ma belle-sœur Nathalie (D'ors et d'arts), laquelle est aussi méticuleuse dans le soin apporté à ses créations que dans ses recherches généalogiques !

Bref, elle de son côté et moi du mien sommes parvenues à restituer à peu près l'histoire de mon "oncle d'Argentine", André. D'abord, grâce à Family Search, lui avons nous trouvé une épouse. Elle s'appelait Gabrielle Arcurux (nom aussi si ce n'est plus compliqué qu'Eppherre et repris outre atlantique sous des orthographes plus fantaisistes les unes que les autres !).

Elle naît à Abense-de-Haut le 24 juillet 1839 (j'ai retrouvé son acte de naissance dans les AD64). Orpheline de père, elle est âgée de 27 ans et exerce la profession de tisserande quand elle embarque le 8 juillet 1867 sur l'Africaine. Eh oui, le même bateau que celui d'André ! Nos cœurs de midinette nous ont fait imaginer un temps qu'ils aient pu se rencontrer à bord (comme dans Titanic...). Il n'en était rien.

Ce qui me fait penser qu'ils se connaissaient avant ? Dans les registres de Guillaume Apheça, agent d'émigration qui a recensé 15000 émigrés basques de 1828 à 1919 et que je recommande chaudement à tous ceux qui s'intéressent à la diaspora Basque, il est dit qu'André Eppherre (né à Sunharette le 1er juin 1842) est domicilié à Abense. Il y a fort à parier qu'il connaissait Gabrielle. D'ailleurs dans les mêmes archives comme dans le dossier des Visas Bordelais, aucun des deux ne voyage accompagné.

D'après le census de 1895 déjà évoqué là, il est précisé que Gabrielle et André sont mariés depuis 26 ans, donc vers 1869 soit deux ans après leur arrivée à Buenos Aires. Dans le même document, on apprend qu'ils ont eu en tout 13 enfants ! A ce jour, nous en avons retrouvé 11 dont 8 avec acte de baptême : Maria ou Mariana (ca 1870), Graciana (ca 1870) (jumelles ?), Juan (27/07/1871), Julian (29/08/1872), Maria (21/12/1873), Juan Antonio (15/06/1875), Pedro (20/09/1876), Cayetano (03/08/1881), Bernardo (10/01/1884) et Martin (03/09/1885). 


Tout aussi intéressant, l'acte de baptême de Maria à Morón (daté du 3 janvier 1874), là où la famille s'est établie avant de s'installer à Capitán Sarmiento, toujours dans la province de Buenos Aires, il est indiqué que son parrain est un certain Adrian Eppherre âgé de 26 ans. Or, pour avoir déjà étudié cette branche (les enfants de mes trisaïeuls Anne Inchauspé et Raymond Eppherre), je sais que leur deuxième garçon après André, Adrien, était né le 28 mars 1848. On peut en déduire sans trop de risque d'erreur, qu'il est venu rejoindre son frère et sa belle-sœur en Argentine et est tout naturellement devenu parrain d'un de leurs enfants...

A suivre (ou pas)...

Acte de baptême de Maria Eppherre
Le jour du trois janvier de l'année du Seigneur Mil huit cent soixante quatorze, sous le ministère de Don Antonio Ghiorzi, par délégation du Curé Vicaire de la paroisse de Morón, j'ai baptisé solennellement avec les Saintes Huiles, Maria Eppherra (sic) née le 21 décembre dernier, fille légitime de Andrès Eppherra, natif de France, âgé de trente-et-un ans et de Gabriella Arcuerux (sic), native de France et âgée de trente quatre ans, domicilié à Morón. Ses parrains étaient Adrian Eppherra, natif de France, âgé de vingt-six ans domicilié à Morón, et Maria Elgue, native de France, âgée de trente-deux ans, domiciliée à San Justo. Auxquels j'ai signalé leurs obligations spirituelles auprès de leur filleule et de ses parents et l'obligation de lui enseigner la doctrine chrétienne, et en foi de quoi ont signé.

1 commentaire:

D'ors et d'arts a dit…

Super ! et j'espère que l'histoire ne se terminera pas là ! je me pose quand même la question de savoir pourquoi ils ne s'étaient pas mariés avant de partir, ça me paraît étrange !

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