mardi 3 mars 2015

Où l'on découvre où se cachait la maison Eppherre

Mauricio Flores Kaperotxipi
A un moment donné, tout généalogiste amateur se retrouve dans une impasse. C'était mon cas en début de semaine. Pour varier les sources de recherches, je suis allée faire un tour du côté des registres de recrutement. Une mine de renseignements ce site, à se demander comment vont faire les généalogistes des générations futures vu qu'on a supprimé le service militaire...
Bref, j'ai retrouvé la trace d'une petite vingtaine d'Eppherre, la plupart d'Aussurucq et d'Alçay, déjà connus, quelques-uns du Béarn (branches non encore explorées) et un certain Pierre Eppherre né en 1860 à Barcus. Comme un chien qui trouve un os à ronger, me voilà donc repartie dans les archives départementales à fouiller cette fois les registres de Barcus pour reconstituer la lignée de ce malheureux (pour la petite histoire, il a été arrêté le 18 novembre 1885 par le tribunal correctionnel pour délit de vol puis recherché par l'armée pour insoumission...). 
Et là, bingo ! (eh oui la généalogie peut donner des montées d'adrénaline !), je découvre enfin la maison Eppherre que je recherchais depuis mes débuts de cette passion dévorante. Mille excuses à mes ancêtres que j'ai précédemment traités de "coucous", l'etxondoa Eppherre a bien existé mais à Barcus. Quand j'ai fait part de cette trouvaille à mon père, avec son humour flegmatique basque (si, si, ça existe...) il m'a répondu : "Oui, ça ne me surprend pas. Alçay, Barcus et Aussurucq pour notre branche, sont les noms qui revenaient dans la famille. Tu m'aurais dit que tu l'avais retrouvée dans le Tarn, tu m'aurais surpris".  
A ce stade, pour plus de clarté dans la géolocalisation, j'ai ajouté une carte de la Soule très bien faite empruntée à Philippe Etchegoyhen (in Mémoires souletines, éditions Elkar) que j'ai rajoutée à ce blog. En l'état actuel de mes recherches, le plus ancien propriétaire de la maison Eppherre de Barcus est un Dominique (tiens, tiens...) né autour de 1726*. Son héritière, Engrace, (ca 1753-1833) a vécu jusqu'à 80 ans. J'aurais l'occasion de revenir sur sa descendance dans laquelle j'ai découvert mes premières jumelles... Son frère cadet Jean (ca 1765-1826) est le grand-père du conscrit Pierre qui m'aura permis de retrouver notre maison souche. Grâces lui en soient rendues !
* Il apparaît comme témoin dans un acte de décès d'un voisin le 26 Fructidor an II (12 septembre 1794) où il est précisé qu"il est âgé de 67 ans. 
PS : J'ai retrouvé entre temps son acte de décès, il est mort en 1816 à l'âge de 90 ans !

4 commentaires:

Denis P a dit…

Excellent et intéressant comme toujours !

Ce post vient confirmer ce que je réponds toujours à ceux qui m’interrogent sur ma passion pour la généalogie :
La généalogie c’est comme une enquête policière : il ne faut jamais abandonner, explorer toutes les pistes et exploiter le moindre indice.
Lucien Didelot, l’arrière-grand-père de Karine (branche maternelle), est né, s’est marié et est décédé à Auxerre où il a toujours vécu. Militant communiste, il a exercé des responsabilités locales au sein du PCF et de la CGT, il a été président de la CPAM de l’Yonne et lors de son décès les 2 journaux locaux ont fait une large place à ses obsèques auxquelles assistaient le ban et l’arrière ban d’Auxerre et de l’Yonne, et pourtant impossible de trouver une trace de ses parents.
Pendant des semaines, j’ai fouillé toutes les archives possibles et imaginables, j’ai pris contact avec le PCF, la CGT, la CPAM, en vain.
Et puis un jour en regardant de vieilles photos de famille, je suis tombé sur une photo de mon beau-père enfant et de ses frères prises dans les années 20. Au dos de la photo le nom d’un photographe à Chatillon sur Seine.
Et aussitôt l’évidence m’est apparue : si dans les années 20 on avait fait photographier des enfants à plus de 80 kms de leur domicile ça ne pouvait être que pendant un séjour à Chatillon sur Seine et il y avait une forte probabilité que ce séjour ait eu lieu dans un contexte familial.
C’est ainsi que dans les archives de l’état-civil de Chatillon sur Seine j’ai retrouvé Alexandre Didelot, l’arrière-arrière-grand-père de Karine, et son épouse Mathilde Garnier et ai pu remonter jusqu’à leurs ascendants la Meuse et la Haute-Marne.

Vivement le prochain post !

La petite poule noire a dit…

A quand un blog, Denis ? Ta généalogie a l'air passionnante. Tes commentaires sont déjà une promesse ...

La petite poule noire a dit…

Denis, j'ajoute que contrairement à toi, je suis pour l'instant une généalogiste "en chambre". N'ayant commencé qu'en septembre dernier, je travaille pour l'instant exclusivement avec mon ordinateur d'après les documents numérisés par les AD, et quelques sites de généalogie. J'envisage de me rendre sur place à un moment donné d'autant qu'à l'exception de quelques ancêtres partis en Argentine, au Chili ou aux États-Unis, le champ des recherches est assez limité géographiquement ainsi que le montre la carte de la Soule...

Denis P a dit…

Un blog ? Oui j'y ai pensé mais je ne suis jamais passé à l'acte...un jour peut-être, quand je reprendrai la généalogie descendante de Léonard PINGRIS...
Je suis moi aussi un généalogiste "en chambre", pour mes recherches, je me suis rendu en tout et pour tout une fois aux AD du Cher (et seulement parce que je passais quelques jours chez mes parents). Je me suis inscrit sur des forums et des groupes d'échange et de partage d'informations (c'est d'ailleurs ainsi que j'ai retrouvé Annick une copine de lycée et Karen une "cousine" pharmacienne à Otawa !) et utilisé au maximum les ressources disponibles sur le net.
Depuis quelques temps j'ai mis mes recherches entre parenthèse dans l'attente de la numérisation complète des AD de l'Aube pour compléter l'ascendance maternelle de Karine.
Ensuite je m'attaquerai aux branches espagnoles (ma maman) et italiennes (la maman de Marie-France) mais ça s'avère un peu plus ardu.

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